Vache

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Animaux

Folklore et traditions

Protection

  • En Normandie, de peur qu’une vache qu’on vient d’acheter n’ait reçu un sort qui l’empêche de donner du beurre, on lui met du sel fondu au pis et à la naissance de la queue, ainsi que dans le vase où on doit la traire pour la première fois. Lorsque, par une cause quelconque, une vache ne produit plus de crème, on attribue cet accident à un sorcier, et l’on va trouver un autre sorcier pour lever le sort.[1]
  • En Ecosse une pratique commune chez les femmes au foyer de la province de Buchan, dans la région d’Aberdeenshire consistait à nouer un bout de fil rouge, en laine peignée, autour de la queue des vaches, avant de les ramener au pâturage pour la première fois au printemps. Cela protège leur bétail, disent-elles, du mauvais oeil, des fées et de leurs « elf-shot » (littéralement « coup d’elfe »). [2]

Contre les épidémies

En Russie et en Allemagne, on dit que, pour préserver un village des épidémies, il n’est meilleur moyen que de dresser à l’entour un sillon avec une charrue traînée par deux vaches blanches, par des vaches noires, il n’importe. Le procédé nous remet en mémoire le rite prescrit par les augures de l’Etrurie pour la fondation des villes, et que suivit Enée pour l’établissement d’Eryx en Sicile. [3]

Fécondité

En Normandie, afin qu’une vache puisse concevoir, on ne manque jamais à la pratique de la frapper sur le flanc de trois coups d’une baguette de coudrier, ou de fendre en quatre le bout de sa queue, ou de lui appliquer sur les reins une poignée de boue, ou d’y jeter un seau d’eau fraîche, ou enfin de les lui frotter. On lui fait manger du sel ou du buis bénit pour la préserver des sorciers.[4]

Vol de lait

En Normandie, on appelle corde au beurre une corde composée d’un grand nombre de nœuds, préparée par un sorcier, et que l’on attache au pied gauche de derrière d’une vache. On conduit celle-ci par les chemins les plus fréquentés, et l’on est persuadé qu’elle se procure ainsi tout le beurre qu’auraient donné les vaches qui sont passées dans le jour par le même lieu. Cette opération est connue sous le nom de traîner la corde.[5]

Mythologie

  • Behigorri : Dans la mythologie basque, un génie à l'aspect de "Betizu" (une vache rougeâtre semi-sauvage qui vit en montagne basque des Pyrénées), appelé zezengorri, hanterait les grottes et gouffres au Pays basque. On l'appelle soit "Behigorri" (vache rouge), soit "Zezengorri" (taureau rouge).

Selon la légende, Brighid aurait été élevée et nourrie grâce au lait d'une vache surnaturelle. Elle est assimilée à Eithne Boinn, la déesse-mère irlandaise dite "pourvoyeuse de vaches", protectrice des troupeaux.

  • Dans la mythologie irlandaise, le dieu-forgeron Goibniu possède une vache enchantée, nommée selon les versions la Bleue ou la Verte de Goibniu, dont le lait est intarissable.
  • Un récit épique irlandais s'intitule "La Razzia des vaches de Cooley", le bétail représentant alors une richesse pouvant être source d'enjeux importants, dont la convoitise pouvait déclencher des guerres entres provinces.
  • Io (Mythologie grecque)
  • Le troupeau de Géryon (Grèce) : Héraklès s'empare d'un troupeau de vaches solaires que détient un monstre à triple corps.

Sources

<references>

  1. Superstitions normandes, d’après un récit paru en 1846.
  2. Aberdoniensis. Vol. iv. p. 380.
  3. Présages et ordalies par le pain, la paille, la charrue, d’après « Le pain » paru en 1909.
  4. Superstitions normandes, d’après un récit paru en 1846.
  5. Superstitions normandes, d’après un récit paru en 1846.