Mariage

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Antiquité

A Rome

  • Une cérémonie romaine de mariage assez courante incluait les mots suivants, prononcés par la fiancée : ubi tu Gaius, ego Gaia ("Là où tu es Gaïus, je suis Gaïa"), ce à quoi le fiancé répondait : ubi tu Gaia, ego Gaius ("Là où tu es Gaïa, je suis Gaïus").
  • "Cécilia, femme de Métellus, cherchait, selon l'antique usage, au milieu de la nuit, un présage de mariage pour sa nièce, jeune fille en âge d'être mariée, et elle le fournit elle-même. À cet effet la jeune fille était allée dans un petit sanctuaire et y était restée quelque temps sans entendre aucune parole conforme à ses désirs. Fatiguée de se tenir longtemps debout, elle pria sa tante de lui laisser un instant sa place pour s'asseoir. "Oui, lui répondit sa tante, je te cède bien volontiers ma place." Ce mot était dicté simplement par la bienveillance, mais l'événement lui donna la valeur d'un présage qui ne trompe pas, car peu après, Métellus, ayant perdu sa femme Cécilia, épousa la jeune fille dont je parle."[1]


Folklore et traditions

Eau

En Haute-Ecosse, la fiancée se rendait, le matin du jour où il devait avoir lieu, à la Fontaine de la Mariée, accompagnée de ses filles d'honneur, qui lui lavaient les pieds et le haut du corps avec les eaux sacrées, pour qu'elle devînt féconde. Elles déposaient ensuite dans la source des morceaux de pain, afin que ses enfants à venir ne fussent jamais dans le besoin.[2]

Dans plusieurs communes du Poitou, les mariées pour être assurées de devenir mère trempaient leurs souliers dans des sources. Lorsqu'elles ne s'y prêtaient pas de bonne grâce, les assistants les contraignaient à mettre un pied dans l'eau, et alors ils s'écriaient traditionnelle en employant une formule: «La mariée a botté. Elle aura un poupon dans l'année.» On fait aussi le marié et la mariée franchir ensemble bassin d'une petite source, et les garçons et les le filles aspergent au passage, en s'efforçant de leur jeter de l'eau entre les jambes.[3]

Feu

Dans certaines traditions, des branches de bouleau servaient à confectionner des torches nuptiales que l’on allumait le jour des noces pour attirer le bonheur et la protection sur les mariés.

Les nouveaux mariés sautent au dessus des flammes, et comme les couples stériles ils jetaient des pierres dans le feu pour avoir des enfants dans l’année.

Pierres

En quelques endroits du Puy-de-Dôme les nouveaux mariés dansent autour d'un menhir ou d'une croix qui a été érigée à sa place parfois, pendant que les invités formaient une ronde, les époux en faisaient trois fois le tour en dansant, pour que leur union fût féconde.[4]

Fauteuil

Vers le milieu du XIXème siècle, à Yarrow, dans le comté d'York, la mariée s'asseyait, sitôt après la cérémonie, dans un antique fauteuil placé dans la sacristie, avec l'espoir que cet acte lui ferait avoir beaucoup d'enfants.[5]

Arbres

A Grancey, près de Niort, les mariées allaient baiser un certain noyer, pour être bonnes nourrices, probablement pour lui demander une progéniture, et les gens de la noce faisaient ensuite une ronde autour de l'arbre.[6]

A Collobrières (Var) les jeunes mariées allaient glisser sur les grosses racines d'un châtaignier séculaire, dont le tronc porte deux bosselures globuleuses. A Aix le jour de la fête champêtre, elles heurtaient par trois fois avec leur derrière le tronc d'un gros olvier.[7]

Ortie

Dans les provinces des Balkans - Valachie, Transylvanie, Moldavie, Russie subcarpathique -, une coutume subsista jusqu'à la guerre de 1914-1918: dans les mariages, les sœurs de la mariée préparaient en cachette un bouquet avec des tiges fraîches d'orties brûlantes ; le soir, au moment où le couple allait se retirer, elles venaient alors cérémonieusement, et sans doute avec une bonne dose de malice, donner au mari, sous les rires et les plaisanteries des invités, les verges urticantes destinées à fustiger la jeune épouse au cas où celle-ci ne se montrerait pas suffisamment amoureuse durant la nuit de noces.[8]

Graines

Il est coutume de jeter des grains de riz sur les mariés. On dit que le nombre de grains de riz qui les touche est égale au nombre d'enfants qu'auront le couple.

En Asie mineure, « la jeune mariée jette à terre une grenade ; elle aura autant d’enfant que l’on verra de graines sortir de la grenade frappée au sol »[9].

Amulettes

Des amulettes destinées à assurer la fécondité, et peut-être à prévenir le nouement d'aiguillette, sont mises dans la couche nuptiale : en Haute-Bretagne, l'homme qui désire avoir beaucoup d'enfants doit, le jour du mariage, et sans que l'épousée le sache, placer dans le lit un fer à cheval ayant servi, un bouquet de verveine et un liard[10]. Il est vraisemblable que cette pièce avait autrefois l'empreinte d'une croix, comme celles qui sont ordinairement associées aux talismans non chrétiens.

Dans le pays de Liège on cache, sous le traversin des époux, aux mêmes intentions, un morceau de fer, de préférence une clé.[11]


En Russie

Depuis la demande en mariage -début officiel des rites nuptiaux- jusqu'au dernier banquet (et même plus tard encore), le rite de mariage russe est émaillé d'opérations et d'oraisons magiques qui ont perduré jusque dans les années 1920, et qui sont intéressantes à plus d'un titre : elles sont un des meilleurs témoins de la perception qu'avaient du mariage les paysans russes et les milieux attachés à la tradition ; elles reflètent leur vision du monde dans ses aspects magiques, religieux, fantastiques ; enfin elles constituent une illustration de cette "double foi" (двоеверие), mélange de croyances chrétiennes et païennes, qui à l'époque contemporaine suscite tout particulièrement l'intérêt des ethnologues.[12]

Se référer à la page concernant le mariage traditionnel russe pour plus de détails.

Articles connexes

fécondité

Sources

<references>

  1. Valère Maxime, Actions et Paroles mémorables, Livre 1
  2. Folk-Lore, III (1893), p. 68.
  3. Le paganisme contemporain chez les peuples celto-latins, Paul Sébillot;
  4. Le paganisme contemporain chez les peuples celto-latins, Paul Sébillot;
  5. Dkxham,1.p.110-111;II, p. 67.
  6. Le paganisme contemporain chez les peuples celto-latins, Paul Sébillot;
  7. Bérenger-Féraud, II, p. 176-177.
  8. Scott Cunningham, L'encyclopédie des herbes magiques, Éditions Sand, Paris, p. 197.
  9. Angelo de Gubernatis, Mythologie des plantes, Tome 2, p. 168.
  10. Revue des Trad. pop. XIX (1904), p. 114.
  11. Wallonln, III (1895) p. 168.
  12. http://www.recherches-slaves.paris-sorbonne.fr/Cahier1/Roty.htm