La Sorcellerie n'est jamais drôle

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La Sorcellerie n’est jamais drôle

Peter Hawkins, « Sunday Pictorial » du 17 juin 1955

Traduction Tof


Le Dr. Gerald Brosseau Gardner est une autorité en matière de sorcellerie.

C’est par lui que de nombreuses personnes ont reçu leurs premières fausses idées au sujet de la sorcellerie.

Il dirige un musée où l’on trouve un bric à brac lié à la sorcellerie. Il a écrit des essais sur le sujet.

Il avoue être une sorcière et pratiquer au sein d’un coven de sorcières en Grande Bretagne. Mais il est aussi le blanchisseur de la sorcellerie.

Il propage l’idée, dangereuse selon moi, que la sorcellerie n’est pas funeste.

Il semble oublier que ce qui peut commencer comme une pratique innocente pour celui qui recherche l’excitation peut finalement conduire à un culte au diable.

Lorsque le Picturial a commencé à parler de l’essor de la sorcellerie en Grande Bretagne, j’ai écrit en parlant de ses adeptes :

« Ils sont sincères dans leur croyance satanique que leur religion est l’ancienne religion de Grande Bretagne, ils affirment qu’elle est plus ancienne et supérieure au Christianisme. »

Dans les livres que Gardner a écrits et lors de conférences, à sa manière, il propage l’idée qu’en Grande Bretagne la sorcellerie n’est aucunement diabolique.

Il affirme qu’il s’agit là d’une notion stupide, délibérément colportée par l’Eglise et qu’elle est totalement fausse.

Nulle part dans « Witchcraft Today » le livre de Gardner je n’ai pu trouver de description de cérémonies horribles et dégradantes.

Ce livre n’est, en fait, qu’un blanchiment de la sorcellerie.

Après avoir lu ce livre, le lecteur n’a pas l’impression que quelque chose de mauvais peut se trouver derrière.

Et lorsque j’en ai parlé à Gardner la semaine passée il a admis que la plupart des gens seraient choqués par les cérémonies sorcières qui incluent :

UN : des hommes et des femmes qui dansent nus.

DEUX : Des prières à un dieu cornu.

TROIS : Une stimulation par le vin, la musique et le battement du tambour.

Il a confirmé que dans certaines parties du monde il est nécessaire d’avoir une fille nue sur un autel.

J’ai attiré l’attention de Gardner sur un autre livre publié sous son nom qui est en vente à Londres.

Dans ce livre, qui est vendu comme un roman, il y a une description détaillée d’une initiation dans le culte des sorcières.

Cette cérémonie est pratiquée dans la nudité.

Ensuite, le candidat a les yeux bandés, on lui lie les pieds ensemble et il reçoit l’escourge.

Finalement, après avoir prêté un serment de ne jamais révéler les « secrets de l’Art » le candidat est touché avec une épée « magique ».

Avec réticence Gardner a admis que cette description de l’initiation était « relativement correcte ».

Bien sûr qu’elle est correcte. C’est en fait le genre de traitement érotique qu’ont subis, selon leurs dires, certains candidats à l’admission dans un coven de sorcières de nos jours.

On sait que des cérémonies de ce genre et pire encore ont lieu en Grande Bretagne.

Gardner admet aussi que des sorcières trouvent un grand pouvoir dans le sang qui vient d’être versé.

Aleister Crowley qui se présentait comme la Bête et qui a propagé le culte du diable en Grande Bretagne faisait couler son propre sang lors de cérémonies de magie noire.

Mme S. Jackson, une ancienne sorcière a raconté la semaine dernière comment des coqs étaient égorgés lors de cérémonies d’initiation pour que le sang puisse être bu par les adeptes.

J’ai vu Gardner sur l’Ile de Man où il a un musée de la magie et de la sorcellerie.

Sachant ce que je sais, le musée m’a semblé « vendre » la sorcellerie comme une religion sans danger et persécutée.

Gardner a admis que de nouveaux membres sont parfois recrutés après la visite de son musée.

Sur la couverture de son roman publié en Angleterre on voit une fille nue avec des personnes vêtues et capuchonnées.

Le nom de l’auteur de ce livre est Scire. Il s’agit là du nom de plume du même Gerald Gardner.

Dans un des passages atroces on peut lire cette conversation avec une femme sorcière :

« Dis-moi la vérité » dit-il soudainement « cet autel dont vous vous serviez lors de vos rencontres… en Espagne j’ai vu le corps d’une femme et ils se livraient à des pratiques abominables dessus. »

« Oui, » a-t-elle répondu simplement. « Lors du Grand Sabbath le corps d’une prêtresse EST l’autel. »

« Nous adorons l’esprit divin de Création qui est la source de Vie du monde et sans qui le monde périrait. »

« Sommes-nous à ce point abominables ? Nous ne le pensions pas… »

Je sûr que même Gardner peut voir quel type de personnes risquant d’être dupées et attirées vers la sorcellerie en Grande Bretagne sera plus intéressée par ces folies que par la version affadie de son autre livre ?

Il ne fait aucun doute qu’il y a en Grande Bretagne des adorateurs sataniques du diable prêt à proposer ce type de perversion sexuelle pour attraper des hommes et des femmes dont ils veulent faire leurs esclaves. C’est pourquoi je pense que ses livres tombant dans de mauvaises mains peuvent être dangereux.

Et il n’y a aucun moyen d’éviter qu’ils tombent dans de mauvaises mains.