Beurre

De Wiccapedia
Aller à : navigation, rechercher

Sorcellerie et propriétés du beurre

Dans le Finistère le beurre fait pendant les Rogations ne se corrompt jamais, et constitue le baume par excellence pour panser les plaies ou pour rendre au corps fatigué son élasticité et sa vigueur.[1]

En Auvergne et en Berry celui de mai guérit certaines blessures, et il est aussi employé pour panser les bêtes à cornes qui ont les pieds blessés.[2]

En Berry, il sert aux coquettes de village qui veulent donner du brillant à leur teint. Au XVIe siècle, les dames employaient dans le même but « de la graisse de loup et du beurre de may », et d’après Brossette, le commentateur de Régnier, on en préparait encore pour le visage à l’époque de la Régence.[3]

Pratiques liées au barattage du beurre

  • Le barattage, la fabrication du beurre, s'est volontiers accompagnée de rituels.
  • Pour améliorer la productivité, on prenait par exemple, en début de barattage, le pilon à deux mains (les pouces vers le bas) et on l’abattait trois fois dans le seau. Puis on mettait les mains dans la position logique et normale et on commençait à baratter. Mais il fallait faire attention à ne pas se trouver sous une poutre sinon on n’arrivait à rien.
  • Une feuille de teigne placée sous la baratte passait également pour améliorer la productivité.
  • On pouvait également placer une pièce de monnaie dans la crème, planter un couteau dans le cerclage du seau, ou bien poser un peigne sous celui-ci. Plus ce peigne serait sale, plus on aurait de beurre et meilleur il serait.
  • Si l'on supposait que le lait avait été ensorcelé (si un long barattage ne donnait rien), on pouvait vider la crème de la baratte et la remplir d'eau, puis se rendre à la limite de sa propriété, y prendre trois cailloux, les faire chauffer et les ajouter dans la baratte. Quand l’eau et les cailloux avaient refroidi, on sortait ces derniers, on vidait l’eau, on remettait les cailloux à leur place. Mais sur tout le chemin on ne regardait pas en arrière. Une fois la malédiction ainsi contrecarrée, on remettait la crème dans le seau et on recommençait à baratter.[4]


Articles connexes


Sources

<references>