Achille

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Bloc mutilé découvert à Bonn en 1882. Trachyte. Hauteur : 0,63m ; largeur : 1m ; épaisseur : 0,57m. Combat d'un Grec contre une Amazone ; peut-être Achille et Penthésilée.

Mythologie grecque

Achille (en grec ancien Ἀχιλλεύς / Akhilleús) est un personnage grec légendaire qui s'illustra notamment durant la guerre de Troie, où il trouva la mort. Le monde grec l'honore comme un héros, voire comme un dieu. Beau et valeureux, très attaché à l'honneur, il incarne "l'idéal moral du parfait chevalier homérique"[1].


Liens de parenté

Il est le fils du roi Pélée, souverain de Phtie en Thessalie, et de la Néréïde Thétis.

On l'appelle parfois "Péléide", pour rappeler son géniteur, mais également "Eacide", car le roi Pélée est le fils de la nymphe Endéis et d'Eaque, lui-même fils de Zeus.

Achille est donc d'ascendance divine.


Mythe

Thétis plongea son fils Achille dans le Styx alors qu'il était enfant, pour que son corps devienne invulnérable. Le tenant par le talon, elle laissa cette seule partie de son corps intouchée par le fleuve, ce qui en fit son seul point faible.

Eduqué par le centaure Chiron, qui lui apprit les arts de la guerre, la médecine et la musique, il eut à choisir durant son adolescence entre une vie longue et sans éclat, ou une vie brève et glorieuse. Il choisit la seconde.

Sa mère souhaita l'empêcher de prendre part à la guerre de Troie et chercha à le cacher. Le jeune homme fut cependant découvert par Ulysse, et rejoignit l'expédition grecque, accompagné par son ami Patrocle.

Au cours de la dixième année du siège de Troie, il se querella avec Agamemnon au sujet d'une esclave que celui-ci lui a prise, Briséis. Il refuse dès lors de participer aux combats, jusqu'à la mort de Patrocle, qui le pousse à aller affronter celui qui l'a tué, Hector, en combat singulier. Achille en vient à bout bien qu'Hector soit réputé être le "meilleur des Troyens".

Achille trouve la mort peu de temps après, tué par Pâris, dont la main a été guidée par le dieu Apollon pour lui tirer une flèche dans le talon, la seule partie du corps du héros qui soit encore mortelle et vulnérable.


Sources

<references>

  1. Henri-Irénée Marrou, Histoire de l'éducation dans l'Antiquité, t. I : Le monde grec, Seuil, coll. « Points »,‎ 1981, p. 35.